tweet interview de Joachim Séné
Article mis en ligne le 6 juin 2013
dernière modification le 10 juin 2013
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Après avoir travaillé sur des extraits de La Crise de Joachim Séné et pratiqué à partir de ce texte un mini atelier d’écriture, les élèves de seconde 9 ont interviewé l’auteur via le réseau social Twitter. Ci-dessous la retranscription de leurs échanges.


Qu’est-ce qui vous a amené à écrire ?

Au tout départ, enfant, le jeu, écrire un "livre dont vous êtes le héros", puis ado, un "à la manière de" Stephen King.

Quel genre d’ouvrages aimez-vous lire ?

Romans, surtout s’ils parviennent à sortir du cadre de l’intrigue, de la poésie et j’essaie de lire le plus possible mes contemporains. Mon idéal : des romans qui parviennent à allier poésie et monde, qui ne sont plus des romans.

Après avoir écrit La Crise, estimez-vous être un auteur engagé ?

Écrire c’est s’engager (qu’y disaient !), c’est se placer d’un point de vue qui est forcément politique.

Quels sont vos lieux d’écriture et de lecture ?

Des cafés parisiens, rigoureusement sélectionnés, sans pitié : du wifi, la bande FM tuée, pas de service le midi, des #oloé (où lire où écrire). Là je suis aux Caves Populaires, un euro le café avec un bâton de cannelle pour touiller, c’est pas mal :)

Vos voyages influencent-ils votre écriture ?

Je prends toujours des notes en voyage, sans but précis. Pour Shangaï, je ne m’en suis resservi que six ans après. Je m’assois dans une rue "de vie" (non touristique) et attend, au bout d’une heure, trois heures, on a vu des choses qu’on n’aurait jamais vues auparavant. L’idéal étant d’être accueilli par des amis vivant sur place pour aller où l’on n’oserait pas... J’ajoute : mais on peut voyager, ainsi, sur place :)

Pourquoi publier sous format numérique et papier ?

Numérique : la continuité naturelle du site/blog, ou d’un texte particulier rythmé par le web (C’était). Papier : quand on me propose je suis partant. Si j’imagine qu’un texte puisse être numérique, et non papier, en revanche, je n’imagine pas l’inverse:papier et non numérique.

Pourquoi publier vos écrits sur votre site ?

Grand mystère... Un texte tourne dans ma tête, ensuite un déclic fait que je l’écris (premier jet), plus tard un autre fera que j’ai trouvé comment le terminer. Et alors je le publie parce que c’est terminé. Je l’efface de mon cerveau, le publie. Même mécanisme pour les textes longs, les déclics sont à mois ou années d’intervalle, mais la publication au bout m’en débarrasse.

Quelle utilisation avez-vous des réseaux sociaux ?

Avant tout : découvrir, comprendre, lire, parler ; mélangeant les réseaux, les conversations, et je publie via ces réseaux de manière mélangée, confuse, intense ou absente. Tout un sujet d’étude : quel réseau pour quelle pratique ?

Quel type de matériel utilisez-vous pour écrire ?

Dans l’ordre, ordi - ipad - smartphone - carnet ; evernote pour synchroniser la prise de notes, certains textes, un traitement de texte pour les textes plus longs qui doivent reposer ; et scrivener, un traitement de texte qui propose des post it, des classeurs, des tableaux de liège, des libellés colorés, etc. pour organiser les trucs plus bordé... euh... compliqués.

Dans quelles conditions pouvez-vous ou ne pouvez-vous pas écrire ?

Il me faut de l’espace autour de moi (critère pour les cafés), aucune nuisance sonore type RFM ou la télé ; ou être chez moi (ça m’arrive) ; et d’autres mystérieuses conditions.

Pour vous, "écrivain", est-ce un métier ?

Je consulte le volume de mes ventes... Attendez... Mmh... Non. :)

Pourquoi ne pas écrire de romans ?

C’était a déjà été qualifié de roman, pourquoi pas ? En ce moment, j’écris un texte qui pourrait, selon certains critères (dont l’origine et la liste échappent, vous aurez remarqué), recevoir, dans certains cercles, sous certaines conditions, l’étiquette, peut-être, entre guillemets, de roman. En réalité, j’en ai écrit plein mais Éric Chevillard les revendique toujours avant moi :(

L’écriture sur Internet est-elle pour vous l’avenir ?

L’écriture c’est l’avenir ! Même si Internet perd sa liberté ou disparaît, ou pire, l’écriture sera toujours l’avenir !

Quels destinataires visez-vous ?

Je ne vise personne (trop peur de blesser et c’est pas beau de ponter du doigt).

Quelle évolution les réseaux sociaux ont apporté dans l’échange entre auteurs et entre auteurs et lecteurs ?

Les réseaux sont vraiment le lieu où connaître, échanger, parler de, parler avec, j’ai jamais rencontré autant d’auteurs/lecteurs que depuis les blogs d’abord, puis Facebook, Twitter, etc. Accélération des échanges, plus fluides, plus ouverts ; ça ouvre, voilà.

Travaillez-vous en ce moment sur un livre ?

Oui. J’en ai fait quelques mentions discrètes sur mon site, ou ici, hashtag #village.

Merci beaucoup. Les élèves se ruent vers le self.

Merci à tous ! Et bon appétit alors. Moi je suis et je lis ça.


Ce travail prend place dans le cadre de l’opération 100 bibliothèques 50 epubs à laquelle participe le CDI du lycée : 50 ouvrages, pour l’essentiel de littérature contemporaine, sont gracieusement mis à disposition par la maison d’édition numérique publie.net. Les œuvres sont accessibles sur une liseuse et, très bientôt, sur l’ensemble des postes informatiques du CDI.

 
 
 
 

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