Séjour du groupe « Lycée Kozukata à Iwate » : Première Partie
Article mis en ligne le 26 février 2013
Imprimer logo imprimer

Nous avons eu plaisir de recevoir Madame Takanohashi, professeur de français, et ses 7 élèves de classe de première du lycée Kozukata à Iwate, au sein de notre établissement, du 28 novembre au 2 décembre 2012.

« Iwate » est une des préfectures dans la région de Tôhoku (Nord-est du Japon).

Voici le lien du lycée (en anglais) :

http://www2.iwate-ed.jp/koz-h/EGuide.pdf

Le lycée Kozukata est un des lycées japonais très rares où ils enseignent le français LV1. Bien que les élèves débutent le français en seconde, ils se concentrent sur cet enseignement pendant 3 ans.

En attendant leur séjour, nous nous sommes liés d’amitié avec plusieurs échanges de lettres en français et en japonais.

Nous sommes impressionnés par leur très bon niveau de français !

Les élèves des classes de terminale ont accueilli 7 amies japonaises dans leur famille.


Mégane et Ayana


Gwenn et Misaki

Marine et Ayaka


Nos amies japonaises ont assisté aux cours avec les correspondantes de Monod ensemble. Elles ont découvert la vie de lycéen français.

Lors de la réception, les lycéennes de Kozukata ont fait une présentation de leur vie quotidienne : lycée, études, club, mode, etc.…

Miho, Midori et Ai

Ayaka, Misaki, Yuki et Ayana

Grâce à nos amies japonaises, nous avons eu l’occasion de comparer la vie de lycéens français et celle du Japon. C’est très différent. Par exemple, les lycéens japonais portent leur costume comme dans les photos. Nous, nous pouvons nous habiller librement. Ce que l’on pense que c’est normal en France, c’est différent au Japon. Il est très important de connaître les coutumes d’autres pays.


A la fin de la réception, nous nous sommes pris en photo ensemble.

Ayaka, Midori, Ai, Misaki, Yuki, Ayana et Miho


Pour ceux qui ne pouvaient pas assister à cette réception, les lycéennes japonaises nous ont laissé un extrait de leur exposé :

Vivre ensemble

Lycée KOZUKATA

Haruka TAGUCHI

La préfecture d’Iwate ou j’habite a été victime du violent tremblement de terre et du tsunami du 11 mars 2011. Des villes ont été sévèrement touchées ; le tsunami a emporte non seulement de nombreuses maisons mais aussi des écoles. De nombreux élèves qui habitaient près de la cote vont encore dans des écoles provisoires et de nombreux habitants vivent encore dans des logements provisoires. Ils mènent une vie peu confortable et très précaire. Beaucoup de personnes ont été blessées mais tout le monde vit de toutes ses forces pour fonder une nouvelle vie.
Mon opinion sur l’aide et les secours a change après cette catastrophe. Beaucoup d’encouragements et de soutien sont parvenus à Iwate. Plusieurs volontaires, secouristes et étrangers sont venus aussi pour nous aider. Je les remercie du fond du cœur.

Pourtant, des gens nous ont blesses. Par exemple, pour rendre hommage aux victimes, on brule du bois mais certains habitants de Kyoto ont refuse de recevoir des troncs de pins provenant d’Iwate, balayes par le tsunami.
Beaucoup de régions ont refuse des gravats d’Iwate qui n’étaient pourtant pas radioactifs. En plus maintenant encore, des habitants de Fukushima sont vus d’un mauvais œil.

Je comprends qu’on souhaite nous aider de bonne foi, mais n’est ce pas par orgueil ? Vous ne pensez pas être influence par de mauvaises choses ?

Moi, n’étais je pas orgueilleuse ? Si, je l’étais. Quand j’ai envoyé des dons à des pays en voie de développement, je pensais que je faisais une bonne action. Je croyais qu’il était naturel que les pays riches aident les pays défavorises.

Cependant, il est douteux que les habitants des pays défavorises soient heureux. Je pense que les dons sont utiles mais je me demande s’ils sont bien reverses. J’étais très contente d’avoir donne de l’argent mais en même temps, je n’étais pas tres heureuse de ne recevoir aucune lettre de remerciement en retour.

Mais après la catastrophe, je me suis retrouvée dans une situation ou je devais être aidée et j’ai change ma façon de voir les choses.
A Iwate, chaque école du centre de la région est devenue l’école partenaire d’une école de la cote et font des activités ensemble. J’y ai participe. Par exemple, nous avons vendu du poisson provenant des cotes et l’argent gagne a été reverse aux victimes. Les équipes de sports des écoles ont fait des matchs, ont mange ensemble, se sont parlées. On éprouve de la satisfaction, on fonde une relation de confiance et on partage des joies. J’ai éprouve beaucoup de bons sentiments.

Il n’y a pas cette impression d’aide à sens unique, ou de sentiment de supériorité. Il nait donc des liens forts qu’on conservera longuement et on avancera ensemble. Je suis sure que cette relation est idéale pour que le Japon progresse et que les Japonais vivent avec le monde.

Il y a aussi un bel exemple de solidarité entre la France et le Japon. Il y a 50 ans, quand l’industrie de l’huitre était sur le point de mourir, la région de Sanriku l’a aidée en lui envoyant de nombreuses huitres. Cette fois-ci, en retour, la France nous aide pour l’élevage des huitres de Sanriku.

Entre ces deux exemples, il y a un point commun. Grace à des activités, on peut recevoir des bienfaits en se soutenant l’un l’autre. Il n’existe pas d’ordre hiérarchique. Il ne faut pas dissocier les personnes qui reçoivent des donateurs.

L’avenir d’Iwate sera rude. Celui du Tohoku aussi. Mais nous les jeunes, bâtirons cet avenir avec le Japon et le monde en avançant ensemble parce qu’on peut se soutenir en faisant des activités et en s’aidant financièrement. J’ai la confiance en nous et en notre avenir.

 
 
 
 

Calendrier

août 2017 :

Rien pour ce mois

juillet 2017 | septembre 2017

Pas d'évènements à venir

Dernières actus



puce Plan du site puce Contacts puce Mentions légales puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2004-2017 © Lycée Jacques Monod - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.79.3